Mao.

Pékin, 14 novembre 2002.

A l’entrée de la Cité Interdite, qui fait face à la place Tien An Men, on a installé un gigantesque portrait du Grand Timonier. Sa mise est impeccable, son visage bienveillant ; il fait penser à un Oncle Ho joufflu, contrairement à celui qui a donné son nom à la capitale d’un Etat voisin ; pour d’autres il fait plutôt penser à Big Brother. Il a vu les immenses défilés de toutes les commémorations, il a vu un chinois inconnu arrêter des chars avec les mains. Il a devant lui d’un côté le siège de l’Assemblée du Peuple, de l’autre le musée de Chine.

Au pied de son portrait tout le long du jour l’armée monte la garde. Est-ce pour le protéger, pour recevoir sa bénédiction, pour exprimer une filiation ?

Le soldat de faction n’est pas armé de façon visible ; il est jeune, beau et bienveillant.

Tous ces chinois sont bienveillants.

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