Whiskey.

Bardstown, juillet 1978.

Bardstown (Kentucky), qui ne compte pas 12 000 habitants, a reçu le titre de capitale mondiale du Bourbon, ce qui explique qu’on y trouve un Musée du whiskey, en plus des neuf distilleries produisant à plein régime leur liqueur confectionnée à partir d’orge… ou de pommes de terre.

L’alambic présenté sur la photo n’est que l’un des innombrables dispositifs clandestins qu’on montait et démontait rapidement pour échapper aux taxes, et qui fonctionnaient souvent la nuit, souvent en plein air. Les Irlandais étaient de grands spécialistes de cette activité, d’ailleurs interdite dans leur pays… depuis 1661 ! La liqueur produite, appelée poteen, atteignait un taux d’alcool meurtrier (de 60 à… 90% d’alcool).

Gallerande.

Luché-Pringé, 8 mai 2005.

Réellement, un château ? Vous êtes sûrs ? Pas une construction réalisée par les studios Disney ? Ces mâchicoulis suspects, ces tours remarquablement cylindriques, ces toitures en poivrière…

Eh bien non, Gallerande n’est pas un château Potemkine. Il date du XIème siècle.

Cette forteresse est restée dans la même famille pendant cinq cents ans (avec une éclipse d’une demi-douzaine d’années, où il fut abandonné aux anglais), jusqu’à la Révolution ; après l’Empire il est resté dans la famille de Sarcé pendant cent cinquante ans, jusqu’à nos jours, jusqu’à la mort de la comtesse Anne de Ruillé.

Etonnante personne, cette comtesse. Passionnée de tauromachie, elle quittait souvent son château de village pour une plaza de toros espagnole ou mexicaine, puis revenait à ses affaires. Au titre de ses affaires une place éminente était faite à l’ordre de Malte, dont la comtesse était membre et à qui, à sa mort, elle légua le château.

Mais voici qu’à sa mort on trouva, entre son lit et la cloison, dissimulé aux yeux de tous, un tableau de Georges de La Tour, Saint Thomas à la pique, pour lequel une souscription fut lancée par le musée du Louvre qui rapporta 32 millions de francs. Le château fut ensuite vendu par l’Ordre à un riche américain.

On ne le visite pas ; pas plus aujourd’hui que sous la comtesse, et pas plus sans doute que pendant la guerre de Cent ans.