Zombies.

New York, juin 1984.

La scène se passe dans Washington square, parc arboré de Greenwich Village qui sert de jardin aux familles, mais aussi à tous les hippies et junkies du quartier. On trouve là des gens qui dorment sur les bancs, des amis qui jouent au badminton, des cyclistes en sueur, des noirs équipés de monstrueux poste de radio, des gymnastes qui s’entraînent, des équilibristes et des jongleurs qui rodent un numéro pas vraiment au point, des vendeurs de tout, licite ou pas, des solitaires qui déroulent les postures de qi gong et de tai chi ; longtemps, avant qu’ils s’établissent dans Bryant Park, on a pu admirer les joueurs de pétanque pratiquant en français, avec béret basque pour certains (les puristes, sans doute). L’exiguïté du parc et le mélange de sa population forme un violent contraste avec Central Parc, ses allées cavalières et ses runners aux tenues coûteuses.

Aujourd’hui une troupe de jeunes s’est emparée du succès planétaire sorti à peine deux ans auparavant, Thriller, l’objet musical le plus vendu au monde. C’est un chant de peur et d’horreur, centré sur les abominables créatures de la nuit, et sur la mort qui approche ; ils ont copié la mise en scène de Michael Jackson avec un certain talent.

Sur Washington square le spectacle est permanent.

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