
L’immense stade olympique de Montréal a été construit par l’architecte Taillibert, au centre d’un vaste site dans la partie Est de la ville, pour les JO de 1976. Il peut accueillir 65 000 spectateurs et possède – amplitude locale du climat oblige – un toit découvrable. Il est surmonté par la plus grande tour inclinée du monde (cent soixante quinze mètres). Depuis les Jeux le stade est utilisé pour des manifestations de tous ordres ; la fréquentation maximum étant constatée lors de concerts pour la jeunesse. Mais sa vocation reste tournée vers le sport américain – football et base-ball, soccer pour des opérations de démonstration…
Aujourd’hui, c’est base-ball. Le match peut être long ; il peut être interminable. Alors on s’assied avec un plateau et quelques provisions : sandwich ou pop-corn, boisson gazeuse, biscuits. On rentre, on sort prendre une bière, on consulte l’affichage au retour pour voir où en est la partie.
Pour le Québec et Montréal la construction de ce monstre, à l’époque très novateur, a été un engagement financier énorme ; la ville de Montréal a remboursé pendant trente ans les sommes empruntées pour le réaliser, sans compter les frais d’entretien. Lorsqu’un québécois découvre que vous êtes français le sujet n’est pas long à venir sur le tapis :
- Vos architectes français ! Nous on continue à payer pour le stade de Montréal, tabernak !
Il est convenable alors d’attirer l’attention de votre interlocuteur sur l’intérêt de cet investissement :
- Et alors, qu’est-ce que vous feriez visiter sans ça à Montréal ? le centre commercial Bonaventure ?
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