
Il est calme et lilial, à l’abri du monde et de ses tapages ; au loin on distingue le haut clocher de l’église dont les béguines sont les servantes.
Elles étaient ainsi quelques dizaines à adopter une forme de vie presque monacale, mais cependant installées dans le siècle ; elles vivaient dans ce charmant village, au cœur du village de Bruges. Bien sûr les fenêtres n’ont pas de volets ; devant chaque maison, où vivaient plusieurs béguines, une lourde porte encastrée dans un mur sommé de tuiles donne accès à un jardin dont on ne sait rien.
Au centre du béguinage il y a un colombier, et les jolis oiseaux blancs y roucoulent tout le jour. De temps à autre ils perdent une plume neigeuse qui flotte lentement dans l’air odorant jusqu’au sol du jardin entretenu avec soin.
