
On est au comble de l’anglitude dans cet hôtel où tout est imprégné d’âge et de noblesse.
Il provient de la réunion en 1400 (environ) de trois maisons qui devinrent un hôtel en 1667. Il est tenu depuis cette date par la même famille… C’est une halte admirable dans un délicieux village Tudor enrichi par le commerce de la laine, au milieu d’une campagne d’East Anglia continûment peinte par Constable dans des tableaux agrestes et un peu mièvres dont les britanniques sont si friands. Le village est coupé par un ruisseau, affluent de la Brett, que l’on franchit… à gué. Il faut être attentif : au printemps une cane passe parfois devant vous pour rejoindre l’autre rive, suivie de sa ribambelle de canetons. Et elle a priorité. On ne vous pardonnerait pas un accident.
Ici tout est poutre, colombage, plis de serviette et boiseries séculaires. Bien alignée pour nous accueillir, l’équipe des serveurs apporte le sourire de la jeunesse. Enfin, serveurs… Seul le chef d’équipe est un homme ; les serveuses sont toutes des jeunes filles du village, souriantes et attractives. Toutes regardent le photographe aimablement, sauf une, la plus jolie d’ailleurs, qui n’a d’yeux que pour son chef de rang. Elle en a oublié d’endosser son gilet d’uniforme.
Un séjour au Swan est un moment inoubliable. Ce n’est pas difficile à obtenir : il y a 45 chambres. Il suffit de sortir sa carte de crédit.








