
Ancien potager d’une duchesse de Bavière, ce vaste parc de 35 hectares, proche d’Amsterdam, tire donc son nom – espace pour la cuisine – de ses origines domestiques, on n’ose pas dire roturières. D’ailleurs, la roture aux Pays-Bas, ça n’est pas forcément le contraire de la noblesse ; ce qui compte avant tout, c’est le travail.
Chaque année les producteurs de bulbes plantent à la main dans ce parc des millions de tulipes et de jacinthes pour exposer, pendant les deux mois de la floraison, leur savoir-faire. Le spectacle est superbe ; des centaines de milliers de visiteurs chaque année viennent parcourir les allées, monter au moulin de Groningue, suivre le ruisseau qui murmure. Des hollandais, bien entendu, venus s’incliner sur le symbole de leur nation ; mais d’innombrables japonais aussi, et des touristes de la planète entière venus dans des bus qui approchent au pas depuis la petite ville de Lisse.
Quand on sort, les yeux encore pleins de couleurs, on achète des bulbes pour l’an prochain. Aux Pays-Bas le commerce ne perd jamais ses droits. On le remarque aussi au coût du billet d’entrée.