
Il est 13 heures, le soleil tombe à plomb sur les éventaires du Rastro. Aujourd’hui dimanche les madrilènes flânent dans l’immense déballage qui va d’Atocha à Santa Ana – le plus grand souk du monde, dit-on. On vend tout, on échange, on chine, on marchande et, sans doute, on chipe. Touriste, gare à ta cartera !
Une quarteronne s’est arrêtée pour faire l’inventaire d’un éventaire d’éventails ; près d’elle Jacqueline montre à Michèle ceux qui lui conviendraient pour quelque ouvrage de décoration. En haut de l’image une procession d’éventails à demi ouverts, comme des jupes gitanes envolées sur un air de flamenco, borde le toit du stand. A droite, près de Michèle, une jeune femme coiffée à l’espagnole attend en souriant l’objet que la vendeuse lui choisit parmi les boîtes ouvertes. Près d’elle trois gourdes peintes de motifs touristiques absurdes attendent un acheteur adepte des cadeaux typiques.
Le long du mur du fond sont placardés des pashminas et des fringues de petit prix ; un arbre dont on ne voit que le tronc apporte une ombre ténue.
Il n’est que 13 heures, il reste encore une ou deux heures avant de s’asseoir à la terrasse d’un bar pour manger un bocadillo ou quelques empanadas exotiques. On prend son temps, c’est aujourd’hui dimanche.