Sidi Bou Saïd.

Sidi Bous Saïd, 19 novembre 2010.

A vingt kilomètres de Tunis, juste après qu’on a passé les ruines de Carthage, on arrive à la petite ville bleue et blanche perchée sur la falaise qui domine l’accès maritime à la capitale.

Ici ou là on trouve une porte verte ou rouge ; mais Sidi Bou Saïd est bleue et blanche, aux couleurs de la Méditerranée, et ne peut être autrement depuis 1915, date à laquelle cela fut décidé par la loi. Les rues sont étroites, les maisons sont simples et élégantes – elles appartiennent souvent à des bourgeois de Tunis qui ne viennent là qu’en fin de semaine ; c’est pourquoi dès qu’on quitte la place centrale la foule se raréfie. Sur la place on vous propose des pâtisseries diaphanes, un joueur de flûte quémande, un jeune chasseur vous pose un faucon aux serres redoutables sur l’épaule, un chat hiératique passe silencieusement…

Au Café des Délices, devant le golfe de Tunis, on mange des pistaches salées et on boit le thé à la menthe. La ville est secrète ; derrière un mur épais on entend la mélodie légère d’un oud – quelqu’un sans doute raconte dans le soir qui tombe un conte des Mille et Une nuits…

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