Les créneaux de Sirmione.

Sirmione, 12 septembre 2003.

L’entrée de Sirmione, petite ville installée sur une presqu’île étroite d’où elle contrôle le lac de Garde, est elle-même surveillée attentivement par de hautes murailles et des tours hostiles couronnées de créneaux gibelins. Nous ne traiterons pas ici du conflit entre gibelins et guelfes – ces derniers en outre divisés en noirs et blancs, ces derniers d’ailleurs proches… des gibelins – dont le conflit se déroula souvent à front renversé, même si… bref.

Il reste que Sirmione commande le lac de Garde, le Benaco, pour le compte des puissants Scaliger de Vérone ; et que de loin elle surveille Trente, à l’autre extrémité, qui parle déjà allemand et prépare l’arrivée d’un empereur du Nord. A l’ouest Gênes et Florence se disputent la suprématie, à l’est Venise fomente des troubles partout. La vie n’est pas facile.

Ces choses aujourd’hui sont bien oubliées. Le château est devenu un édifice culturel avec bibliothèque et services municipaux ; il est flanqué d’un port minuscule et d’une plage des blondes dont nous ne dirons rien ; dans les rues de Sirmione, qui mènent toutes au site romain attribué à Catulle, alternent les restaurants et les marchands de gelati. On s’étonne que cette cité forte soit ainsi accablée de touristes, et on revient vers le château ocre et fier pour rêver un peu aux noblesses du passé.

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