La baie de Naples.

Sorrento, 30 avril 2010.

Du haut de la falaise où est perchée la délicieuse ville de Sorrente on embrasse toute la baie de Naples fermée par l’île indolente et mystérieuse de Capri. Au sud serpente la côte amalfitaine fleurie ; de Sorrente à Naples le rivage est tout entier bâti.

Les grands bateaux de croisière font escale au port de Naples, et les touristes descendent acheter des camées délicats taillés dans des coquillages colorés ; ils achètent aussi le limoncello fabriqué à Sorrento où la campagne est couverte de citronniers qui se succèdent en vagues innombrables.

Dans le fond du paysage paisible et alangui, visible de partout, la silhouette imposante du Vésuve surveille sa baie. Car cette baie n’est ni de Naples, ni de Sorrento, ni d’Amalfi. Elle appartient tout entière au Vésuve, qui nourrit les habitants sur ses flancs féconds, et à l’occasion les tue lors d’éruptions épouvantables. On visite Pompéi et Herculanum et l’on y voit comment une population entière a été ensevelie sous des cendres chaudes arrivées à flots. On connaît ces deux villes, que des recherches hasardeuses ont révélées ; mais autour d’elles combien d’autres villes restent encore enfouies, une vingtaine de mètres au dessous de constructions plus modernes, combien de corps aux bras croisés pour échapper à l’étouffement attendent, saisis par l’immense catastrophe, celui qui les rendra au jour ?

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