La bibliothèque de Celsius.

Ephèse, 5 novembre 2008.

A Ephèse, la beauté extrême de la bibliothèque de Celsius montre en quelle estime on tenait, à l’époque, les livres.

Merveille d’un rivage de la Méditerranée, Ephèse en ce temps-là était une des villes illustrant le génie humain. Implantée entre les lieux où naquit le Christ et où mourut la Vierge, elle avait forum, théâtre de 25 000 places, rues dallées, toutes les commodités possibles de l’époque ; elle lisait les livres qu’elle déposait dans sa bibliothèque. Fille d’Héraclite et de Parménide, elle rassemblait en une seule voie la science, l’esthétique et la mathématique.

Construite au IIème siècle par un gouverneur qui voulait rendre hommage à son père – gouverneur avant lui de cette même province – et souhaitait s’y faire ensevelir, elle abritait 12 000 rouleaux ; le codex venait d’être inventé à Rome, mais pour l’essentiel les textes étaient écrits sur des rouleaux de papyrus. On avait déjà compris que l’écrit, qui permet la transmission des connaissances et donc leur accroissement, est la clé du progrès humain.

Son port ensablé, son économie ruinée par les vagues contraires des Turcs et des Arabes, saccagée à plusieurs reprises, elle perdit sa bibliothèque, et l’humanité régressa.

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