Yerabatan.

Istanbul, avril 1993.

Dans le quartier de Beyazit, entre Sainte Sophie et la Mosquée bleue, on trouve, après quelque recherche, un petit bâtiment modeste grâce auquel on peut accéder à Yerabatan. On paie son écot et on descend, par une sorte d’escalier dérobé, dans la fraîcheur d’une immense salle où les voûtes de briques reposent sur des centaines de colonnes.

Une immense salle en vérité ; elle mesure un hectare – douze fois la surface de la galerie des Glaces à Versailles, deux fois celle de Notre-Dame de Paris !

Le sol est couvert d’eau ; mais on comprend pourquoi quand on apprend que Yerabatan est en réalité une citerne construite par un empereur romain pour que les habitants de Constantinople puissent résister en cas de siège de leur ville.

Il fut un temps où l’on se déplaçait en bateau entre ces colonnes pour en assurer l’entretien. Désormais le monument reçoit surtout des touristes, qui s’étonnent quand ils voient, dans le sombre éclair de sa paresseuse promenade, une carpe ancienne partir se réfugier vers une zone ombreuse.

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